Le DJ
Le disc jockey (très souvent abrégé en DJ, prononcé didjé ou deedjay) est, dans le premier sens du mot, la personne qui tient le microphone et intervient en direct sur la version instrumentale d''un disque (souvent en face B), dans les sound systems de musique reggae. Le deejay reggae est donc un artiste vocal au même titre que le chanteur. Son style vocal est un mélange de voix parlée/scandée/chantée et préfigure en cela celui du rappeur. Après avoir émergé dans les années 1970, ils ont été reconnus à partir des années 1980 comme des artistes vocaux à part entière à égalité avec les chanteurs et sont devenus hégémoniques dans le reggae (aujourd''hui, à peu près 70% des artistes vocaux du reggae sont des deejays), et on a même vu l''apparition du singjay (mélange de style deejay et de chant pur). Depuis, le rôle du disc-jockey a pris de l''ampleur dans les musiques populaires récentes. Il est parfois reconnu comme un musicien à part entière. Dans la musique de Hip Hop, le disc-jockey accompagne en général le MC (Master of Ceremony, le « rappeur ») en « scratchant », c''est-à-dire en modifiant la vitesse et le sens de lecture des platines vinyles, en « frottant » le sillon de musique sous le diamant de lecture, afin de déformer et de rythmer les sons existants ! Cette déformation de sons se couple à l''utilisation sur la table de mixage (élement central) d''un Fader ou Crossfader. Cet élément permet le passage du son d''une platine à l''autre et de couper le son d''une des deux platines. Il existe diverses techniques de scratch, comme le Cutting, le Transforming, ou encore, le Flare, toutes étant additionnables et alternables à volonté. Aujourd''hui, et dans le sens large, le disc-jockey est celui qui sélectionne et fait passer des disques sur ses platines (vinyles ou CD, parfois MP3). On trouve ce métier principalement dans les boîtes de nuit, mais aussi parfois dans certains bars et dans les fêtes de musique techno ou les raves. Il peut simplement enchaîner les morceaux de musique les uns après les autres en fonction des envies des auditeurs ou bien modifier ou superposer deux musiques (ou une musique et une version a capella) et faire preuve de créativité et d''inventivité, voire utiliser des machines ou des ordinateurs pour refondre entièrement le morceau utilisé. Dans tous les cas, une bonne oreille et le sens du public sont nécessaires à l''exercice de ce métier. L''équipement de base du disc-jockey : Platines vinyles ou platines CD Table de mixage Casque de préécoute Microphone (optionnel) Amplificateur Enceintes Les pratiques musicales du DJ : Scratch : utilisation d''un Fader Ou Crossfader pour découper le son enregistré sur le vinyl, de manière à le transformer et à le rendre plus rythmé et/ou incisif. Fondu-enchaîné : la fin d''un morceau de musique est mélangée avec le début du morceau suivant de manière à assurer une transition progressive. Le mixage : les disques sont synchronisés manuellement à l''aide des réglages de vitesse des platines et sont mélangés avec diverses variations, portant notamment sur les égalisations (niveau des fréquences graves, médium et aiguës), ainsi que sur l''utilisation des Faders et Crossfaders. Les disques sont enchaînés de plusieurs façons : soit en scratchant (principalement utilisé en Hip-Hop et en Rap ; soit en mélangeant (mixant) progressivement les deux titres : on appelle alors cela un fondu-enchaîné (fade ou crossfading); soit en mélangeant (mixant) progressivement les deux titres, et en calant le tempo du premier morceau (en réglant sa vitesse, on parle aussi de pitch), on parle alors de mix dans le tempo (beatmix). soit en jouant le deuxième titre juste après le premier (un cut) ; en fait, le premier battement du deuxième titre (premier beat) est joué en même temps que le dernier beat du premier. Cependant, certains musiciens se disent également DJ du fait qu''ils utilisent les mêmes outils, bien que ce ne soit pas dans le but d''enchaîner des morceaux, mais bien d''en créer de nouveaux à partir d''éléments de plusieurs supports musicaux. Le DJ-ing ne se fait pas toujours en direct, ni face à un public. Certaines maisons de disques ne publient rien d''autre que les réalisations en studio de DJ. Il existe aussi un championnat du monde des DJ, qui se rencontrent dans différents types de catégories. Le concept du DJ-ing s''applique également à la vidéo. Le « VJ » (visual jockey ou vidéo jockey) enchaîne et superpose des images fixes et animées qui peuvent être projetées sur écran à l''occasion de soirées ou de concerts, mais également, sur les chaînes télévisées musicales. Le terme a d''ailleurs été élargi au simple présentateur d''émissions de telles chaînes du fait qu''il est censé choisir les clips vidéo qui passent. De la même manière on parle de KJ (KaraJockey) pour les animateurs de karaoké. Support musical et DJing Si historiquement le vinyle a été le premier support des DJ (par le scratch), ce sont bel et bien les DJ qui ont permis au vinyle de résister à l''impact qu''a été l''arrivée du CD dans les années 1980. La raison de cette résistance est la longue absence de platine CD à vitesse réglable, condition nécessaire pour mixer en discothèque. De ce fait en 30 ans la Technics 1200 MKII est devenue puis restée la platine vinyle la plus répandue dans les clubs. Actuellement les labels sortent les nouveautés sous le format vinyle, à destination des DJ qui diffusent ainsi ces morceaux et permettent d''évaluer leur potentiel. Le pressage en plus grand nombre peut alors suivre, et selon le succès du morceau on pourra ensuite le trouver dans des compilations CD ou sur les albums des artistes correspondants (si celui ci est suffisamment productif!). Aujourd''hui, une majorité des DJ mixent encore sur vinyles, mais le format numérique (principalement le MP3 qui a balayé les autres formats, parmi lesquel le CD audio) est en train de provoquer une vraie révolution dans ce monde. Et on peut comprendre qu''un DJ de renom parcourant le monde puisse hésiter pour le format de ses morceaux entre le vinyle (un vinyle contient un seul morceau en principe) et le mp3 (un cd de mp3 contient 200 morceaux en très bonne qualité), sachant que le matériel hi-fi actuel (Denon DN-S1000, Technics SL-DZ1200, Vestax CDX-05, Stanton Final Scratch et Pioneer CDJ-1000) permet de reproduire facilement le contact et/ou la souplesse d''une platine vinyle. Émergence du mouvement Littéralement, le rôle d'un DJ est d'enchaîner deux morceaux de musique sans qu'il n'y ait de blanc. Le DJ-ing est né dans le Bronx, grâce à la culture Zulu Nation au début des années 1980. KOOL HERC fut le premier DJ qui mixa deux disques réellement ensemble pour la première fois, avec deux disques réglés exactement sur le même BPM (Beat Per Minute ou tempo) et superposés de façon à faire un enchaînement sur la même base rythmique (le rythme ne change pas, mais le morceau de musique change). Puis vient ensuite le scratch, il fut inventé par DJ Grandwizard Theodore et popularisé par Grand Mixer DXT et Herbie Hancock dans le titre Rock it. Depuis les DJ n'ont cessé de créer de nouvelles techniques de maniement des disques et des tables de mixage. La technique la plus récente est le Beat Juggling ou pass-pass (le jonglage des rythmes). Cette technique permet avec deux disques identiques de recréer une version différente de l'original en manipulant simultanément ceux-ci par découpage et réarrangement pour former des boucles et de nouvelles phases musicales. Dj Babu fut le premier à utiliser le mot Turntablism pour désigner son art. L'utilisation de ce terme aura un grand echo dans le monde du "DJ-ing". Vocabulaire du DJ On peut trouver dans le vocabulaire du DJ un certain nombre de termes techniques : cellule : tête de lecture d''une platine vinyl cross-fader : fader placé horizontalement sur une table de mixage permettant de basculer d''une voie à l''autre (la courbe de fondu peut être linéaire, exponentielle, tout ou rien et/ou réglable selon le modèle) CUE : point de départ de la lecture sur un lecteur CD fader : bouton à glissière permettant de modifier le volume sonore d''une voie. feutrine : sorte de tapis intercalé entre le vinyl et le plateau de la platine permettant de faire glisser le vinyl sans dommage. Ainsi pour faire Pause, un DJ jouant sur vinyls utilise rarement la touche Play/Stop. Pour arrêter un morceau... il pose ses doigts sur le disque, qui doit donc pouvoir glisser sur la feutrine ou slipmate). Il peut alors le lancer (throwing) dans le rythme. loop : boucle sonore composée d''un point d''entrée (loop-in) et d''un point de sortie (loop-out) pitch : mécanisme (potentiomètre ou boutons) d''une platine (vinyl ou CD) permettant de modifier la vitesse de lecture (modification exprimée en pourcentage par rapport à l''original). Son réglage permet ainsi de synchroniser les beats de deuxs morceaux (entrant et sortant). versus : remix mixant la version a capella d''un morceau avec l''instrumental d''un autre white label : vinyl ne portant pas d''étiquette : il s''agit généralement d''un morceau produit par un DJ peu connu, et pressé en faible nombre d''exemplaires. Exemple : dans le cas d''une future bombe dancefloor, il permet d''évaluer le potentiel club du skeud (disque) avant pressage sous un vrai label. La plupart des bootlegs sont pressés en white. sample : en français échantillon. Le sample est court extrait ou une partie d''un morceau de musique, joué en boucle ou par intermittence. Il peut être déformé pour atteindre l''effet recherché. DJ notables Musiques électroniques : House , Tech House , Trance , Electro , Progressive Antoine Clamaran, Armand van Helden, Bob Sinclar, Carl Cox, David Guetta, Didier Sinclair, Erick Morillo, Jeff Mills, Joachim Garraud, Laurent Garnier, Martin Solveig, Paul Van Dyk, Paul Oakenfold, Pete Tong, Robbie Rivera, Roger Sanchez, Tiësto. [modifier] Hip Hop, Funk, Ragga Birdy Nam Nam, DJ Abdel, Afrika Bambaataa (qui a créé la Zulu Nation), DJ Babu, Cash Money, DJ Cam, DJ Cream, Cut Chemist, DJ Clue, DJ Cutkiller, DJ Dee Nasty, DJ Dolphin, DJ Grandwizard Theodore, DJ Kool Herc, DJ Honda, DJ Premier (de Gang Starr), DJ Hype, Invisible Scratch Pikl (groupe composé de Q-bert, Apollo, Mix Master Mike, DJ Disk, Yoga Frog), DJ Junk, DJ Krush, DJ Maze, Pete Rock, DJ Rectangle, RJD2, Roc Raida (des X-Ecutioners), Roots Manuva, RZA (aka Bobby Digital, Azarector...), DJ Xela, Grandmaster Flash, Mix Master Mike, DJ Whoo Kid. DJ Goldfinger. Prononciation et orthographe La prononciation de DJ peut poser problème. Une petite liste des prononciations : Deejay ~ Didjai ~ Didjette (pour les filles) ~ ... Tout comme son orthographe : DJ-ing ~ DJing ~ Deejaying ~ Deejing ~ DJaying ~ ... Comme tous les sigles en français, DJ est invariable, ne prend pas la marque du pluriel (contrairement à l''usage anglo-saxon) et s''écrit en lettres capitales sans point d''abréviation.
Remix
Un remix (rmx en abrégé) est une version alternative d''un morceau. Réalisée en studio avec des techniques d''édition audio, destinée en général aux DJ pour les clubs. Selon les goûts de chacun, on préfèrera l''original ou la version remix. Les remix (remixes au pluriel en anglais) sont souvent plus rares que les versions album ou single, et intéressent donc les collectionneurs; ils sont aussi un moyen de faire vendre plus de disques. Une version remix peut être d''un genre musical différent de l''original : bien souvent, des morceaux pop ou R''n''b sont remixés en dance, house ou techno, des morceaux de house sont remixés en chillout... Dans le cas du hip-hop (rap, r''n''b, reggaeton...) on parle de remix pour des versions alternatives où figure (featuring en anglais, abrégé en feat ou ft) un artiste invité (guest star ou starring en anglais). Exemples : Jamelia : Thank You (remix featuring Singuila) Mario : I don''t Wanna Know (remix featuring Wallen) Un Mégamix enchaine plusieurs morceaux (comme un medley ou un pot-pourri, mais il s''agit d''un travail en studio), de différents artistes (par exemple Jive Bunny and The Mastermixers ont réalisés des megamix célèbres de rock''n''roll), ou d''un seul artiste (les mégamix de Boney M, Modern Talking, Claude François sont célèbres également). Tom Moulton a inventé le format de vinyl "maxi 45 tours" (12 pouces, 12"). Walter Gibbons a réalisé le premier remix sur maxi 45 tours : Double Exposure : "10 Percent", et a aussi réalisé le remix de Betty Lavette : "Doin'' the Best That I Can". Une "version longue" (extended version en anglais) est la forme la plus simple de remix, certains passages instrumenteaux sont insérés au milieu ou à la fin du morceau. Idem pour une "version radio" (radio edit en anglais), généralement peu différente de la version album : intro supprimée ou bien différente, fondu en fermeture (fadeout) ou vraie fin arrivant plus tôt, Tous les remix ne sont pas distribués, certains sortent sur des White Label (disques promotionnels), d''autres sous forme de bootlegs (disques pirates); avec Internet, les DJ peuvent plus facilement diffuser leurs créations. Remix de type « Versus » : Ce type de remix consiste à mixer la version a capella d''un morceau avec l''instrumental d''un autre. Généralement, le nom du remix est lui-même un mélange des noms des deux morceaux. Un remix de ce type, signé Stuntmasterz est sorti en single sous le titre "The Lady Boy Is Mine" : Il mixait la version acapella de "The Boy Is Mine" de Brandy et Monica avec l''instrumental de "Lady (hear me tonight)" de Modjo. Un autre remix (bootleg) de ce genre mixait l''acapella de "Like a prayer" de Madonna avec le rythme de "You see the trouble with me" de Black Legend. Le groupe Mad''House a eu l''idée de faire une reprise du remix. "Doctor Pressure" est un remix, sorti en single, qui mélange "Drop The Pressure" de Mylo avec "Doctor Beat" de Miami Sound Machine, chanté par Gloria Estefan. Néanmoins, ce genre de remix est rarement officiel et contitue une grande partie des remix bootleg qui peuvent égaler, voire même dépasser les remixes officiels. Acapellas remixés : Certains albums comportaient des morceaux acapella, ce qui a donné à des DJ de les remixer. Certains sont sortis en single, comme Tori Amos - Professional Widow (remixé par Armand Van Helden) et DNA feat. Suzanne Vega - Tom''s Diner
Le Disco
Le disco est un genre musical apparu au milieu des années 1970 et qui s''est développé jusqu''au milieu des années 1980. Le disco est le résultat d''un mélange de funk, de soul et de musique latine, enrichi par de nouveaux instruments, les synthétiseurs. Les pionniers en seront les producteurs Gamble & Huff. Ce style est caractérisé par un rythme binaire martelé et très entraînant, idéal pour danser. C''est en discothèque et grâce aux radios que le Disco démarre et triomphe. Ensuite des groupes comme Abba, Chic ou Village People se produiront sur des grandes scénes ,à l''image des artistes funk qui les ont précédés, The Jackson Five ou James Brown. Il est reconnu universellement avec le succès fin 1977 du film La Fièvre du samedi soir (Saturday Night Fever) et de sa bande originale composée et interprétée par les Bee Gees. À noter le rôle non-négligeable que joueront les Européens dans cette musique comme Cerrone, le producteur Giorgio Moroder, Jacques Morali (producteur des Village People) ou Frank Farian. Dans les années 1980, le genre évoluera vers la Hi-NRG (prédominance des synthétiseurs) puis vers la House (version entièrement électronique). Il influencera également l''électro-pop du début des années 1980 (Human League, New Order, Bronski Beat) avec un mélange de disco pour le rythme et de new wave pour l''ambiance. "Méprisé et tourné en ridicule pour son côté léger et futile (feather-lite, escapist pap) quand il a émergé au milieu des années 70, et de nos jours, réduit au rang de scénario kitsch à base de coupes afros, de costumes synthétiques, de refrains repris en choeur dans les fêtes arrosées entre collègues ou les soirées étudiantes, le Disco est vraiment le dernier endroit où les gens iraient chercher l''Avant-garde." Peter Shapiro, The Wire Magazine, février 2003. Etymologie A partir de 1964, Le terme "disco" apparaît aux Etats-Unis comme abréviation de "discothèque". En 1975 il est utilisé pour désigner un genre de musique et de danse. Des discothèques au Disco (1940-1970) Naissance du Disco (1970-1975) L''âge d''or (1975-1979) Disco Discorde (1979-1982) Les Influences ultérieures chanteurs, groupes, musiques, qui font partie du mythe du disco Abba - Dancing Queen, Voulez Vous ? Amanda Lear - Just follow me Bee Gees - Night Fever, Stayin''alive Blondie - Heart of glass Boney M - Daddy Cool , Sunny, Ma Baker, Raspoutine Boys Town Gang Candy Staton - Young Hearts Run Free Cerrone - Supernature, Give Me Love, Love in C Minor Chic - Le Freak, Good times Claude François - Magnolias for ever, Alexandrie Alexandra, Eve Dalida - Laissez-moi danser Diana Ross - Upside down ( ALLO ) - MON AMI Donna Summer - Hot Stuff Esther Phillips - What a diff''rence a day makes Flashdance - Flashdance... what a feeling Gino Soccio - Dancer Gloria Gaynor - I will survive, Never can say goodbye KC & The Sunshine Band - Shake Your Booty Kool and the gang - Ladies''night Lipps Inc - Funkytown Michael Zager Band - Let''s all chant Patrick Hernandez- Born to be alive Patrick Juvet - I love America Sheila - Spacer, Love me baby, Singin'' in the rain Sister sledge - We are family Thelma Houston - Don''t leave me this way Village People - Y.M.C.A., Macho Man, In the Navy Van McCoy - The Hustle James Brown - Sex machine
French Touch
La French touch est un mouvement français de musique électronique (principalement de house), en vogue à la fin des années 90 et au début des années 2000. Définition : Il est délicat de donner une définition précise de la French Touch étant donné sa nature-même (cf histoire). Basé sur un rythme house classique, ce style puise son originalité dans l''utilisation de samples filtrés provenant majoritairement du funk et de la disco. Histoire : Les conditions originelles de développement de la house en France, ainsi que la médiatisation inégale de ses artistes, ont souvent fait d''un historique de la « French Touch », le récit des aventures d''une bande de copains. En réalité, on peut prendre pour point de départ l''année 1988 et la decision du premier ministre britannique Margaret Thatcher, devant l''hystérie provoquée par le « Summer of Love » de 1988, d''interdire les rassemblements autour de « musique répétitive ». Cette mesure anti-techno va inciter les grandes « raves » du Royaume-Uni à s''exiler en France. À l''été 1988, les jeunes Français découvrent les raves. Parmi eux, Laurent Garnier, qui sera le premier à mixer les classiques techno et house de Chicago et Detroit à Paris. Plus tard, un label britannique underground et avant-gardiste, Mo''wax, a un impact considérable sur les précurseurs de la scène française tels que Etienne de Crécy et Philippe Zdar (futurs Motorbass), DJ Grégory ou Kid Loco, alors férus de rock, de hip-hop ou de jazz. Aussi les influences de cette génération d''artistes se trouvent dans les tubes acid jazz et techno de l''époque mais aussi dans le funk, la disco, le jazz et la soul. Dès 1994, ces artistes commencent à produire et éditer des titres qui grimpent rapidement dans les charts britanniques et ne laissent pas indifférents les critiques outre-Manche. A cet instant, la french touch balbutiante voit apparaître de plus en plus d''artistes tels que Air, Dimitri from Paris, La Funk Mob ou DJ Cam, produisant des sonorités très influencées par le trip hop. Pendant ce temps, les Daft Punk commencent à travailler chez eux sur leurs premiers maxis. En France, le mouvement est encore très marginal, et se concentre en quelques points névralgiques de la capitale, notamment chez les disquaires où ces mêmes artistes sont à l''affut des nouveautés. En 1995, la french touch commence à prendre véritablement de l''élan avec la sortie de l''album Boulevard de Saint-Germain, de son vrai nom Ludovic Navarre. Un disque au son acid jazz et house minimale, encensé par la presse britannique notamment via le New Musical Express ou encore Mixmag. Puis en 1996, c''est au tour du duo Motorbass de connaître un succès mondial à la sortie de l''album Pansoul. A la fin de la même année, l''album Homework des Daft Punk achève d''établir ce mouvement musical sur la scène internationale. Dans la foulée d''autres artistes participent à cette explosion : Etienne de Crécy avec sa compilation Superdiscount, Cassius, Alex Gopher, David Guetta, Demon, Dimitri from Paris, ou Bob Sinclar (pour le côté plus commercial). Devant la fraîcheur et l''originalité que possèdent alors ces artistes provenant quasi-exclusivement de France, la presse anglo-saxonne a eu l''idée de nommer tout simplement ce son ''French Touch''. Tous les artistes français seront donc étiquetés French Touch à partir de ce moment, en témoigne la diversité des productions d''alors. 1998 est souvent considérée comme l''année où la french touch atteint son apogée, avec en toile de fond le titre Music Sounds Better With You de Stardust. Un morceau produit par Thomas Bangalter, Benjamin Diamond et Alan Braxe, devenu emblématique de ce mouvement, et qui se vendra à plus de 2 millions d''exemplaires. Contrairement à ce que l''on croit, le terme French Touch n''est pas une invention de journaliste, il est du à un blouson créé par Eric Morand pour F Communications avec l''inscription "We Give A French Touch To Our Music". Mais il est vrai que même si les journalistes britanniques n''ont pas inventé le terme "French Touch" ce sont eux qui ont contribué à la diffusion du terme lorsque, à partir de l''année 1996, arrivèrent des productions électroniques françaises en grande quantité et surtout de grande qualité. Leur enthousiasme et leur surexploitation du terme "French Touch" est compréhensible lorsqu''on repense au fait que depuis les années disco et les productions d''artistes comme Cerrone ou Daniel Vangarde (père de Thomas Bangalter), la France n''avait rien apporté d''intéressant à la musique électronique. Cependant cet effet montre que les français ont créé et devancé le marché mondial, ce qui montre la grande ouverture au sein de l'industrie musicale électronique française.
Electro
Genre musical à base de sons issus de matériel électronique. L''origine des musiques electroniques remonte aux travaux sur bandes magnétiques avec la musique concrète, mais c''est bien avant, avec l''invention du téléphone en 1876 par [Alexander Graham Bell], que les sons ont pu être conservé sous forme de signaux électriques. Aujourd''hui les frontières sont floues, mais on appelle electro les musiques composées à l''aide d''ordinateurs utilisants toutes les fréquences du spectre sonore à la différence de la techno et de la trance (qui se cantonnent sur le rythme d''une basse solide), du hip hop (qui laisse la possibilité d''ajouter des paroles, et au rythme plus calme et répétitif).
La Techno
La techno est une forme de musique électronique qui est apparue au début des années 1980 simultanément dans les villes de Detroit et de Chicago. Le mot techno vient du nom d''un des premiers disques du genre, "Techno-City" du duo Cybotron. Des artistes américains comme Kevin Saunderson, Jeff Mills, Juan Atkins et Derrick May sont considérés comme les pionniers du genre. Ils intègrent les sons de certains artistes pionniers européens issus de la scène EBM (electro body music), New Beat, et Pop Synth comme les allemands Kraftwerk ou encore Jean-Michel Jarre en ajoutant une rythmique simple et puissante, axée sur la grosse caisse. Alors que le genre décollera en Europe à la fin des années 1980, la techno restera très longtemps un genre confidentiel aux États-Unis. Grâce à son développement en Europe, la techno a connu un réel développement au début des années 1990 qui aboutit au développement de plusieurs sous-genres. Même si le mot « techno », comme un peu à son origine, sert à regrouper certains styles de musique électronique dansante (trance, house), il est surtout utilisé pour décrire une forme bien particulière. Le genre, fort présent dans les raves, n''a jusqu''à maintenant pas vraiment de succès auprès du plus large public. Mais il a gagné les clubs, en commençant par le Boy, le Queen, le Pulp, le Scorpion, à Paris, L''Anfer à Grenoble (premier QG de Laurent Garnier, the Hacker, Miss Kittin), ou encore le Tresor à Berlin (qui voit les débuts d''Ellen Allien), Fabric à Londres, Cocoon Club à Frankfort (créé et tenu par Sven Vath lui-même, grand artisan de la techno allemande). L''Allemagne est d''ailleurs la première à créer la Love Parade à Berlin, défilé de chars techno qui rassemblent des centaines de milliers de personnes dans les rues de la capitale, suivie quelques années plus tard par Paris. De plus, il est bon de savoir qu''au milieu des années 1990 le terme « tekno » est apparu pour dissocier les soirées gratuites et « libres » (teufs et teknivals) des soirées « techno » payantes (rave party). Description La techno se distingue par son abondance de percussions et de sons synthétiques joués sur une rythmique régulière (4/4) et parfois plus complexe en mélangeant savamment des variations de rythme. On peut y mélanger des extraits ou samples d''instruments conventionnels comme la voix par exemple. Musique relativement rapide (120-140 bpm). Il existe des formes de techno lente ainsi que rapides (jusqu''à 250 bpm) comme dans la hardtek ou la hardcore... Idée reçue : la techno serait souvent monotone, sans mélodie apparente et conçue avec l''idée d''être juxtaposée avec d''autres compositions durant la prestation d''un DJ. En fait, le résultat de bons mix est obtenu par le « frottement » de sons et d''harmoniques complexes, ces sons mélangés donnent d''autres sons évolutifs tout au long du mix. La techno se rapproche plus de la musique africaine par son côté dansant et hypnotique, en particulier la techno de Detroit qui s''est inspirée des sonorités funks, mais la techno de Detroit a également donné naissance à la techno minimaliste et conceptuelle de Richie Hawtin (Plastikman) et son label Plus8, qui a produit -entre autre- l''hypnotisant "Pull Over" de Speedy J. La techno européenne est, elle, issue des rythmes froids et sombres de la scène belge et allemande EBM (Electronic Body Music), new beat... L''évolution d''un morceau techno ne se fait pas par la mélodie mais par le glissement des sons, des rythmiques et par une variation cyclique de la pulsation rythmique. C''est en partie pour cela que la techno a révolutionné le monde de la musique et de la danse ; un autre aspect est son côté libre et anti-commercial. Connu mondialement, Jeff Mills a toujours refusé de signer sur une major, et l''un des labels cultes Évolution de la techno : France-Allemagne La techno radicale continue son oeuvre underground (The Horrorist, Laurent Hô, Manu Le Malin, Millimetric...). Cependant à la fin des années 1990 et au début des années 2000, une musique directement issue de la techno des débuts, mais plus accessible et plus mélodique, festive, voire expérimentale, brasse les sonorités electro, pop synthétique, house, et disco-funk. Émergent ainsi des artistes majoritairement français et allemands. On parle alors d''electro-tek et de house-tek/tek-house : The Hacker (Michel Amato), David Caretta, DJ Hell, Sven Vath, Westbam, Ellen Allien, Josh Winks, Jori Hulkonnen, Dima/Vitalic, Terence Fixmer, Alter Ego, Oxia, Paul Kalbrenner, John Lord Fonda... Souvent créateurs et meneurs de labels indépendants, ces artistes poursuivent des carrières internationales à travers leurs lives et le Djing, dans les clubs mais également de nombreux festivals, toujours dans le milieu indé. Puis des courants minimalistes s''installent progressivement tels que la minimal techno , la minimale et la micro house : Ricardo villalobos, Isolee, Superpitcher, Ada, Claro Intelecto, la deep minimale house, et la progressive house : James Holden, Petter... Notez également que le terme techno est utilisé de façon très générique en allemagne, alors qu''en France on distingue bien souvent l''electro de la techno. Genres connexes et sous-genres : Sous-genres : hardstyle hardtek tribe makina acid schranz detroit hardcore techno reggaeton techno pop acoustique Genres connexes : ambient big beat chill-out Drum''n''bass electro electronica ghettotech house lounge new beat trance minimal techno progressive techno-house Festivals : Astropolis Black Sensation City Parade Dance Valley Site officiel Defqon 1 Fête de la sorcière (en Espagne) I Love Techno Site officiel Masters of Hardcore Mysteryland Nature One Site officiel Project Hardcore Q-base Qlimax Sonar Techno parade Tomorrowland White Sensation
La Dance music
La Dance est une branche de la musique électronique, donc un genre musical, né dans les années 1980 mais dont l''expansion s''est vue particulièrement remarquée durant les années 1990. La dance est généralement produite sur le continent européen,se nommant ainsi Eurodance, provenant majoritairement d''Italie, d''Allemagne ou de Belgique, pour ne nommer que les principaux pays producteurs. Le nom Eurodance sera particulièrement utilisé pour dénommer le genre de musique dance qui fut populaire entre 1992 et 1997, ainsi que l''Italo-Dance pour désigner les productions venant d''Italie (découle de l''Italo-Disco, populaire dans les années 1980). La Dance se caractérise principalement par son rythme très distinct, composé de 4 coups de percussions (bassdrum) par mesure, et ayant une vitesse se situant souvent entre 120 et 150 battements par minute (BPM). La Dance contient des éléments très similaires à ceux trouvé dans la musique pop contemporaine : une mélodie entraînante et facile à retenir, des refrains et des couplets (majoritairement) dont les paroles sont très simplistes et qui ont pour effet d''être accrocheuses (La La Di Da Di, La Di Da), et une structure qui, dans les versions spéciales pour DJ, est souvent constituée de ponts (bridges) permettant une transition mixée aisée vers un autre morceau musical. En termes de contenu vocal, la Dance, au début des années 1990, s''est beaucoup basée sur le modèle « refrain par une chanteuse, couplet par un rappeur ». Mais plusieurs variations existent et sont apparues avec l''évolution : vocals diva, chants masculins variés, style rap et ragga, pour ne nommer que ceux-ci. Descendant directement du Disco, on en a souvent parlé comme étant la version commerciale de styles plus radicaux comme la House et la Techno. Il existe cependant une tendance non-appropriée vis-à-vis de la Dance : cette tendance est telle que l''on attribue le terme « Dance » à toute musique qui est jouée sur un plancher de danse, tout simplement à cause de l''attrait commercial (on peut nommer entre autres le R''n''B, le Hip-Hop, le rap, la variété populaire, la pop). La raison en est que l''on confond souvent le terme « Dance Music » avec « musique de danse » (qui revient au même, traduit en anglais). Et c''est de là que partent les nombreuses dissensions et malentendus entre les différents DJ, qui ont souvent une définition bien erronée du genre Dance. D''où les nombreuses complications avec les artistes, titres, albums et compilations décrites comme « Dance » : Britney Spears, Star Academy, Destiny''s Child... Quelques exemples d''artistes Dance : Artistes qui ont oeuvré dans la scène Dance durant les années 1980 : Madonna, New Order, Depeche Mode, Erasure, Pet Shop Boys, Technotronic, M.A.R.R.S., Kraze, Black Box, Hithouse, KLF. Il est important de noter que certains de ces artistes sont aussi considérés comme appartenant à la scène house, d''autres à la pop, voire au rock. Cela s''explique par le fait qu''à cette époque, les artistes n''étaient pas encore très précisément spécialisés ni catalogués par les maisons de disques. Le cloisonnement entre les genres musicaux se radicalisera surtout à partir du début des années 1990. Artistes qui ont oeuvré dans la scène Dance durant les années 1990 : Haddaway, Corona, 2 Unlimited, Snap!, Reel 2 Real, Ice MC, Cappella, Masterboy, Culture Beat, N-Trance, E-Type. La plupart de ces artistes sont aussi considérés comme appartenant au sous-genre de l''Eurodance. Artistes qui ont oeuvré dans la scène Dance durant les années 2000 : Eiffel 65, O-Zone, Alice Deejay, Darude, Floorfilla, Gigi D''Agostino, Kate Ryan. Certains de ces artistes sont aussi considérés comme appartenant soit à la Trance soit à l''Euro-House.
La Deep House
La Deep House est sans doute la house des puristes. C''est une house plus recherchée qui utilise des nappes synthétiques et des sons doux (piano, saxo, cuivres). Elle est originaire de New York et les deux labels les plus connus sont Strictly Rhythm Records et NuGroove Records. On dit que l''inventeur de la deep house est Larry Heard. Selon une autre école, c''est Kerri Chandler. Elle est relativement lente. Ce qualificatif de Deep (profond en français) provient également de son côté plus introspectif et expérimental que la House Music classique qui est plus directement reliée aux racines disco soul et gospel. En France la Deep House reste méconnue mais quelques groupes comme les français de Grand Tourism commencent à se faire connaître.
La House
La house-music est née au début des années 1980 à Chicago, et la légende raconte que son nom provient du club le Warehouse, où officiait le D.J. Frankie Knuckles. La house est composée, à la base, d'un rythme minimal, d'une ligne de basse funky, et de voix, samplées ou non. Frankie Knuckles en est le précurseur, mais on peut citer également Marshall Jefferson, Farley Jack Master Funk et le fameux morceau "Love Can't Turn Around", mais surtout Larry Heard, qui produira l'hymne house "Can U Feel It" sous le pseudonyme de Mr Fingers, ou encore Lil Louis avec le tube international "French Kiss". Le premier morceau de house semble avoir été composé en 1983 par Jesse Saunders : "Funk U Up" (Mitchbal-Trax Repress). Cependant dès 1981, le Warehouse diffusait les premiers tubes acid tels que "This Is Acid" ou "I Got A Big Dick" de Maurice. Même si la house est née à Chicago, les villes de Detroit et New York ont eu une scène rapidement très active. On pense notamment à la hip-house, la New-Jersey house (dont le groupe Blaze est toujours un digne représentant) ou la house-garage inspirée par le club où jouait Larry Levan, le Paradise Garage. Anecdote amusante, Franckie Knuckles et Larry Levan étaient amis avant qu'ils ne deviennent DJ. Les promoteurs du Warehouse souhaitaient même embaucher Larry Levan à l'ouverture du club, mais il passa la main à Frankie Knuckles. Le reste fait partie de l'histoire. Larry Levan est mort en 1992 et reste un mythe intouchable en tant que DJ. La house est originellement reliée aux DJ. Mel Cheren, emblématique producteur new-yorkais de dance-music, qualifiait la house de "disco on the budget" (disco à l'économie). De fait, cette musique s''''est caractérisée dès ses débuts par des moyens de productions réduits, un côté "fait à la maison" qui participa au succès de son nom : house-music. Les précurseurs enregistraient leurs morceaux sur cassettes dans le seul but que le DJ les passe en club. Ces expériences ont façonné la culture des club et sa mythologie. Les disques vinyls sont arrivés rapidement après. La house est subdivisée en une multitude de catégories qui apparaissent et disparaissent au gré des modes. D''''autres existent pour définir un style ou une provenance particulière. Deep House : c'est la forme la plus underground et aussi la plus prisée par les aficionados. La production est mondiale French Touch ou French House : Elle définit les productions françaises au son si particulier. Variantes de la House Tech House (ou Teckhouse, Tekhouse) : sonorités techno (tempo, rythmes) avec une touche house (samples, ligne de basse) Tribal House Latin House Merenhouse Dream Acid house Progressive House U.S Garage
La Trance
La trance voit le jour au début des années 1990 à Francfort sur le Main (Allemagne). La trance est un sous-genre de musique techno dont l''''origine remonte aux sources de la techno et de la house. Elle se caractérise par une recherche systématique de lignes mélodiques répétitives et planantes. Son nom (en anglais) est tiré de l''expression « être en transe ». L''''esprit de cette musique vient du fait que la musique et la danse peuvent altérer la perception sensorielle (tel les derviches tourneur de la religion islamique) et transporter l''''auditeur dans un état d''''extase hypnotique et méditative.
Le MP3
Le MP3 est l''abréviation de MPEG-1/2 Audio Layer 3, la spécification sonore du standard MPEG-1, du Moving Picture Experts Group (MPEG). C''est un algorithme de compression (voir aussi codec) capable de réduire drastiquement la quantité de données nécessaire pour restituer de l''audio, mais qui, pour l''auditeur, ressemble à une reproduction du son original non compressé, c''est-à-dire avec perte significative mais acceptable de qualité sonore pour l''oreille humaine.
L''extension d''un fichier audio compressé au format MP3 est .mp3. Ce type de fichier est appelé « fichier MP3 ».
Un fichier MP3 n''est soumis à aucune mesure technique de protection (gestion des droits numériques). La raison principale est la (rétro) compatibilité.
Historique
Le codage MPEG-1/2 Layer 2 est né avec le projet Digital Audio Broadcasting (DAB) qui fut lancé par Fraunhofer IIS-A. Ce projet a été financé par l''Union européenne, et faisait partie du programme de recherche EUREKA, connu sous le nom de EU-147.
Le projet EU-147 exista de 1987 à 1994. En 1991, deux formats étaient disponibles :
Musicam (connu sous le nom de Layer II) ;
ASPEC (Adaptive Spectral Perceptual Entropy Coding), ayant des points communs avec le MP3.
Musicam fut choisi pour sa simplicité et sa tolérance aux erreurs.
Un groupe de travail dirigé par Karlheinz Brandenburg et Jürgen Herre reprit des idées de Musicam et d''ASPEC, en ajouta et créa le format MP3, conçu pour être de même qualité à 128 kbit/s que le MP2 à 192 kbit/s.
Les deux algorithmes furent complétés en 1992 et constituèrent la première partie du MPEG-1, le premier travail du groupe MPEG, groupe à l''origine de la norme internationale ISO/CEI 11172-3, publiée en 1993. Le travail sur l''audio MPEG se termina en 1994 et constitua la seconde partie (MPEG-2) de la norme internationale ISO/CEI 13818-3, publiée pour la première fois en 1995.
Karlheinz Brandenburg a utilisé Tom''s Dinner, la chanson de Suzanne Vega comme modèle pour l''algorithme de compression du MP3. Cette chanson a été choisie à cause de sa finessse et de sa simplicité, ce qui facilitait la détection des imperfections du format.
Utilisation
Ce format populaire de compression audio permet une compression approximative de 1:4 à 1:12. Un fichier audio occupe ainsi quatre à douze fois moins d''espace une fois transcodé en format MP3. Une spécificité intéressante qui facilite le téléchargement et permet d''engranger énormément de données musicales sur un support numérique, tel que par exemple un disque dur ou une mémoire flash.
Technique du codage
La compression peut être plus grande que ce ratio en choisissant un débit binaire (en anglais bitrate) plus faible. On considère en général qu''il faut au moins 128 kilobits par seconde (kbit/s) pour bénéficier d''une qualité audio acceptable pour un morceau de musique, sachant que 8 kbit/s est la qualité audio d''un téléphone.
Ce format de données utilise un modèle psycho-acoustique, c''est-à-dire qu''il s''agit d''un système de compression avec perte. Il ne retransmet pas intégralement le spectre des fréquences audio.
En effet, un fichier au format mp3 ne contient ni ultrasons (harmoniques de fréquences supérieures à 20 kHz) ni infrasons (harmoniques de fréquences inférieures à 20 Hz) que l''oreille humaine ne peut percevoir. Le choix du niveau de compression permet de réduire encore davantage le spectre des fréquences retransmises. Compresser un fichier musical provenant d''un cd audio au format mp3 ne réduit pas la qualité comme beaucoup le laissent entendre. Non seulement toutes les fréquences du son original (ce qu''on entendrait si l''on écoutait l''artiste) ne sont pas présentes sur le cd audio mais aussi, ne supprimer que les harmoniques inaudibles ne peut induire une quelconque nuisance.
De plus, la compression au format Mp3 exploite le mécanisme psycho-acoustique de « masque » : par exemple, si l''on écoute des gazouillis d''oiseaux et que, soudainement, un coup de klaxon retentit, les gazouillis des oiseaux deviennent imperceptibles. Cette information peut donc être supprimée.
D''une manière générale on admet que la compression avec perte entraîne une différence de qualité d''écoute par rapport aux techniques de compression sans perte. Pour plus de rigueur, il faut considérer l''ensemble des harmoniques audibles qui ont été supprimées. Cet ensemble peut être vide.
On peut améliorer la qualité à débit moyen égal en utilisant un débit binaire variable (VBR ou Variable Bit Rate par opposition à un débit constant CBR, Constant Bit Rate). Dans ce cas, les instants peu complexes comme les silences seront codés à un Bitrate plus faible, par exemple 64 kbit/s, laissant ainsi une réserve de bits supplémentaires pour coder les parties plus problématiques comportant des sauts de fréquences rapides jusqu''à 320 kbit/s.
Taux de compression
L''efficacité de la compression des codeurs avec perte est habituellement définie par le débit binaire, puisque le taux de compression dépend de la taille de l''échantillon et de la fréquence d''échantillonage du signal d''origine. Toutefois, les paramètres du disque compact sont souvent utilisés comme référence (44,1 kHz, 2x16 bit). Et aussi parfois, ceux du DAT SP (48kHz, 2x16 bits). Le taux de compression pour cette référence est plus élevé, ce qui montre la complexité de la définition du terme « taux de compression » pour les codeurs avec perte.
Fraunhofer IIS publie sur son site Web officiel les taux de compression et les débits de données pour le MPEG-1 Layer 1, 2 et 3 :
Layer 1 : 384 kbit/s, compression 4:1
Layer 2 : 192..256 kbit/s, compression 6:1..8:1
Layer 3 : 112..128 kbit/s, compression 10:1..12:1
Ces valeurs ne disent pas grand-chose sur la qualité du résultat obtenu, puisque la qualité ne dépend pas seulement du format de codage du fichier, mais également de la qualité de l''algorithme psycho-acoustique utilisé par le codeur. Typiquement, les codeurs layer 1 utilisent un algorithme très simple, d''où un résultat nécessitant un débit supérieur pour un codage transparent.
En considérant de bons codeurs, on obtient:
Layer 1 codé à 384 kbit/s, même avec ses algorithmes psycho-acoustiques simples, est meilleur que Layer 2 à 192..256 kbit/s
Layer 3 codé à 112..128 kbit/s est équivalent au Layer 2 à 192..256 kbit/s.
Les débits présentés ne sont donc pas équivalents en terme de qualité, et les qualités ne sont pas forcément optimales. De plus, la qualité du codeur est un facteur très important. Ainsi, avec les premiers codeurs, il était généralement admis que 128 kbits/s avec le Layer 3 n''avait pas un son excellent, mais tout juste raisonnable. La génération de codeurs actuels permet d''obtenir un son tout à fait correct à 128 kbits/s avec le Layer 3.
Si l''on est soucieux de la qualité et pas seulement du débit, on utilisera plutôt les valeurs suivantes :
Layer 1 : excellent à 384 kbit/s
Layer 2 : excellent à 256...384 kbit/s, très bon à 224...256 kbit/s, bon à 192...224 kbit/s
Layer 3 : excellent à 224...320 kbit/s, très bon à 192...224 kbit/s, bon à 128...192 kbit/s
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Étiquettes
Outre le fait de stocker la musique de façon très compacte tout en conservant une qualité acceptable, le MP3 apporte une fonctionnalité rarement présente sur les formats audio qui l''ont précédé : les métadonnées (données sur les données). En clair, le fichier MP3 ne contient pas seulement la musique mais peut également apporter des informations sur celles-ci (telles que l''interprète, le titre, le nom de l''album, voire la pochette, les paroles ou du karaoké). Ces informations sont stockées sous forme d''étiquettes (tag en anglais) dont il existe plusieurs versions.
Le format MP3 initial ne permettait pas de stocker des étiquettes, tout au plus, il permettait de préciser certains paramètres binaires comme le fait que le morceau soit protégé ou non par copyright ou le fait qu''il s''agisse d''un original ou d''une copie.
Les étiquettes MP3 sont enregistrées au format ID3 (version 1 ou 2).
Licence
Bien que le MP3 soit souvent perçu par l''utilisateur final comme une technologie gratuite (il peut en effet coder ou décoder gratuitement sa musique de manière tout à fait légale pour peu que l''enregistrement original lui appartienne ou qu''il soit une copie à usage privé), cette technologie fait l''objet d''une licence.
L''algorithme « MPEG-1 Layer 3 » décrit dans les standards ISO/IEC IS 11172-3 et ISO/IEC IS 13818-3 est soumis à des royalties à Fraunhofer IIS et Thomson (les détenteurs du brevet) pour toute utilisation commerciale ou implémentation physique (notamment sur les baladeurs MP3).
Alternatives
La popularité du format MP3 a rapidement conquis de très nombreux utilisateurs tant par sa facilité d''utilisation que par le fait que pour la première fois, elle permettait de transmettre de l''information multimédia par Internet. Néanmoins, les limites de cette technologie aussi bien quantitativement (taux de compression donc taille des fichiers et temps de téléchargement) que qualitativement (perte de qualité par rapport à l''enregistrement non compressé, gestion des droits numériques) ont motivé plusieurs initiatives proposant des alternatives :
MP3-pro développé par Fraunhofer IIS et Thomson
Advanced Audio Coding (AAC) développé par les laboratoires Dolby et exploité par Apple Computer pour l''iPod et le Musicstore
Ogg Vorbis, une solution libre développée par Xiph.org
Windows Media Audio développé par Microsoft.
Vqf éveloppé par Yamaha
Virtual Dj (héhé je l'ai !!!!)
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